Paris, le 7 octobre 2009

 

Madame,

 

La SNCF a parfois du mal à résoudre des problèmes d’accès aux quais de gare ; ainsi aux Arcs-Draguignan. Mais la difficulté est symbolique d’une certaine lourdeur générale d’organisation et du manque de réaction rapide aux desiderata des clients. L’image de votre entreprise s’en ressent.

 

Le problème est, certes, mineur mais il handicape fort les voyageurs pour Toulon, Marseille, Bordeaux, Paris, Bruxelles et autres, à la gare des Arcs-Draguignan. L’accès au quai n°2 ne peut se faire que par des escaliers très raides avec en tout une quarantaine de marches.

 

C’est pourquoi je me permets de vous signaler ce petit sujet pour votre magazine que je lis avec attention et intérêt.

 

Je sais que la SNCF fait des efforts en faveur des personnes à mobilité réduite suite à la directive européenne. En revanche l’entreprise ignore les voyageurs âgés, fatigués, jeunes mais lourdement chargés, malades mais contraints de voyager avec bagages.

Que penser, pour finir, aux

femmes enceintes avec poussettes.

 

Elle ignore également

que depuis des années,

les bagages ont des roulettes !

 

Ce qui change tout, lorsque les escaliers sont pourvus d’une petite glissière comme dans les gares chinoises…ou à Vierzon.

 

Tous les arguments que l’ont m’a opposés verbalement :

 

– danger pour les enfants qui voudraient y user leur fond de culotte ou patiner à sec ;

– étroitesse des escaliers existant (ce qui n’est pas le cas des Arcs, il font bien trois mètres de large) ;

– attentisme dans le perspective d’une rénovation complète de la gare et argument massue de la nouvelle ligne TGV

 

ne sont que faux-fuyants au regard de la modicité de l’installation (une glissière métallique de 30 cm de large comme à Vierzon sur les 5 mètres de chacune des quatre volées des deux escaliers, soit 6 m2 de tôle simple à fixer et n’engageant pas l’avenir financier de l’établissement).

 

J’ai écrit, voici les lettres. Une seule réponse de la directrice de la COM de Marseille, les opérationnels en revanche ne se sont pas manifestés, du chef de gare, au responsable de l’agence des opérations gare de Marseille.

 

Vous êtes un recours car le sujet est général et concerne le confort des passagers auquel la SNCF se déclare attachée (Gares en mouvement, voyage-plaisir etc.), la manutention des bagages individuels dans les gares comme leur rangement à bord de trains.

 

Les gares ont hérité de leurs origines au XIXème siècle d’une culture des passages souterrains pas toujours faciles à adapter aux notions modernes du confort mais au moins faut-il poser le problème et accepter des solutions simples et immédiates lorsqu’elles existent.

 

Voyez, comme modèle d’incommodité à Paris, la photo de l’escalier menant de l’arrêt des bus à la plateforme de la gare de Lyon, pourtant le plus court trajet.

 

Pourquoi pas une enquête de votre part sur la modernisation des accès et l’avis des clients de la SNCF.

 

J’ai découvert a posteriori l’existence d’une association des usagers de la gare des Arcs (documents joints) aussi persévérante que peu écoutée.

 

Comprenez notre incompréhension devant l’incapacité d’une grande entreprise française et internationale à régler d’aussi petits problèmes intelligemment.

 

En vous remerciant de votre attention, croyez, Madame, à l’assurance de ma meilleure considération.

 

 

 

 

 

                              Pierre Fourneret

  Inspecteur général de l’administration honoraire

 

 

Madame Laurence Vignon

Directrice de la rédaction TGV magazine

146 RUE DU FBG POISSONNIÈRE

75010  PARIS

 

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